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Histoire et patrimoine

Récit historique

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Les Saint-Setiers, une population migrante

A l'image de l'ensemble de la population de l'espace sensiblement représenté aujourd'hui par le Parc Naturel du Pays de Millevaches, de nombreux habitants de Saint Setiers ont dû migrer dès la fin du moyen Age vers les villes importantes afin de trouver du travail en raison de la pression démographique et de la médiocrité des ressources alimentaires.
Le Seigle , le Sarrazin, les Châtaignes, ne suffisaient plus à nourrir les familles qui grandissent. Les maçons, les tailleurs de pierre, mais aussi les scieurs de long partent par vers les chantiers de Bordeaux, de Paris, de Lyon, et ce jusqu'à la fin du 19 ème siècle.

A partir du début du 20ème siècle alors que la population de Saint Setiers n'a pas cessé de croitre depuis 200 ans et que la commune compte près de 1600 habitants, ce ne sont plus les hommes qui partent seuls en migrations mais les familles entières qui quittent le plateau. Elles délaissant le travail acharné de déboisement et de culture mené depuis des siècles. Les habitants du plateau se font recruter dans tous les métiers du transport, du commerce mais aussi dans les nouvelles administrations et entreprises qui se développement avec la prospérité nouvelle de la Nation.
Dès lors la population communale va diminuer fortement une première fois après la guerre 1914-1918,( elle sera autour de 1000 habitants entre les deux guerres) puis une fois avec l'exode rural massif de l'après 1945 pour se stabiliser dans les années 70 , autour de 300 habitants.

La forêt une vraie chance pour Saint Setiers

Consécutivement, c'est à partir de cette époque (1920-1960) que le paysage de la Haute Corrèze va lentement se transformer et qu'une nouvelle forêt va reprendre progressivement possession des terres du plateau.
Sous l'impulsion de Marius Vazeilles (1881-1973) et devant l'effondrement de l'agriculture vivrière locale, les propriétaires sont encouragés à redonner une plus-value à leur terres en plantant de façon harmonieuse des essences de feuillus (hêtres et chênes) et de résineux (Douglas, Epicéas Méleze..) entre les près et pâtures encore en activité (les « pré-bois »). C'est à cette initiative et à l'action dès l'après-guerre du Fond National Forestier que l'on doit le reboisement massif de nos communes de Haute Corrèze.
Les paysages actuels de notre commune sont donc la conséquence d'un certain déclin agricole et non sa cause. Comme la plupart des communes du secteur, Saint Setiers affiche un taux de boisement supérieur à 70 %.

La forêt, un patrimoine vivant pour l'avenir

Mais après les Ouragans Lothar et Martin de décembre 1999, devant l'importance historique des dégâts au patrimoine forestier, une réorganisation progressive de l'espace a été entreprise afin en parallèle de la remise en ordre de parcelles très endommagées de faire face à de nouveaux besoins en espaces fonciers pour l'activité herbagères dédiés à l'élevage.
La forêt de Millevaches est devenue au fil de son histoire un écosystème complexe ou les particularités des sols, des reliefs et du climat donnent naissance à des paysages hétérogènes. Ce patrimoine naturel unique et écologique est une richesse immense pour nous-mêmes et pour les générations à venir. Sa conservation par une gestion raisonnée s'imposent à tous les propriétaires fonciers et forestiers privés et communaux.
Aujourd'hui Saint Setiers porte haut ces valeurs grâce au talent et à l'engagement de ses élus et de ses habitants à l'image de Georges Nadalon dont l'arboretum invite le public à partager sa passion et son expertise forestière.

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