picto accueil

Histoire et patrimoine

Présentation générale

Partager

La nature et les hommes ont façonné Saint Setiers G1-1

Riche d'une histoire millénaire qui remonte aux origines du peuplement des contreforts du massif central, la commune conserve dans ses villages quelques vestiges gallo-romains, aux Vedrennes, au Chassaing, à Feyssac, a Chasseline, et à Feyssaguet.

Terre de forte tradition humaniste enracinée dans les liens et les solidarités issues de la dureté de son climat, de ses faibles ressources naturelles et de son mode d'habitat, Saint Setiers a su maintenir son caractère naturel et indépendant tout en s'ouvrant très tôt au courant religieux.
Dans son église du 12ème siècle à clocher-pignon caractéristique, la commune abrite un buste de Saint Sagittaire, martyr des tout premiers siècles de la chrétienté.G1-2
Ses reliques y sont déposées dans un buste-reliquaire. Le buste polychrome est porté en procession chaque année le 13 mai, de l'église au sanctuaire sur les hauteurs, qui comprend de chaque côté d'une ancienne voie romaine, une chapelle et une fontaine miraculeuse dite de Sainte–Maume.
D'après l'étymologie, le nom Sagittaire tire son origine du mot latin sagitta (flèche), sans que l'on sache avec exactitude si le saint fut martyrisé à coups de flèches, s'il fut lui-même un archer dans l'armée romaine ou s'il subsistait au sein de l'épaisse forêt en chassant à l'arc, la tradition retenant surtout la première version.

Dès l'antiquité les populations implantées se sont servi des ressources naturelles pour la construction de leurs habitats. Le granite issu du socle hercynien datant de 300 à 400 millions d'années qui forme le plateau est le matériau de construction associé au bois des forêts historiques. Les toits de chaume des origines ont cédé la place à partir 18 et 19ème siècle à l'ardoise plus noble, plus facile à mettre en œuvre, mais aussi plus durable.
Saint Setiers compte dans le bourg comme dans ses villages de nombreuses maisons pluri-centenaires qui donnent son caractère et son charme à notre cadre de vie.
Quelles soient modestes ou plus statutaires toutes les constructions en pierre de taille sont soignées, avec des assises régulières, souvent même assemblées à joints vifs, quelque fois assemblées sans mortier ou avec un mortier de terre peu épais.

 

G1-3

On peut encore admirer des chainages d'angle, des souches de cheminées et de cantou, des linteaux ou des corniches de façades avec même quelquefois des encadrements de baies décorées.

 

 

 

 

G1-4

Les Saint-Setiers, une population migrante

A l'image de l'ensemble de la population de l'espace sensiblement représenté aujourd'hui par le Parc Naturel du Pays de Millevaches, de nombreux habitants de Saint Setiers ont dû migrer dès la fin du moyen Age vers les villes importantes afin de trouver du travail en raison de la pression démographique et de la médiocrité des ressources alimentaires.
Le Seigle , le Sarrazin, les Châtaignes, ne suffisaient plus à nourrir les familles qui grandissent. Les maçons, les tailleurs de pierre, mais aussi les scieurs de long partent par vers les chantiers de Bordeaux, de Paris, de Lyon, et ce jusqu'à la fin du 19 ème siècle.

A partir du début du 20ème siècle alors que la population de Saint Setiers n'a pas cessé de croitre depuis 200 ans et que la commune compte près de 1600 habitants, ce ne sont plus les hommes qui partent seuls en migrations mais les familles entières qui quittent le plateau. Elles délaissant le travail acharné de déboisement et de culture mené depuis des siècles. Les habitants du plateau se font recruter dans tous les métiers du transport, du commerce mais aussi dans les nouvelles administrations et entreprises qui se développement avec la prospérité nouvelle de la Nation.
Dès lors la population communale va diminuer fortement une première fois après la guerre 1914-1918,( elle sera autour de 1000 habitants entre les deux guerres) puis une nouvelle fois avec l'exode rural massif après 1945 pour se stabiliser dans les années 70 , autour de 300 habitants.

 

 

 

La forêt : une vraie chance pour Saint Setiers

G1-5Consécutivement, c'est à partir de cette époque (1920-1960) que le paysage de la Haute Corrèze va lentement se transformer et qu'une nouvelle forêt va reprendre progressivement possession des terres du plateau.

Sous l'impulsion de Marius Vazeilles (1881-1973) et devant l'effondrement de l'agriculture vivrière locale, les propriétaires sont encouragés à redonner une plus-value à leur terres en plantant de façon harmonieuse des essences de feuillus (hêtres et chênes) et de résineux (Douglas, Epicéas Méleze..) entre les près et pâtures encore en activité (les « pré-bois »). C'est à cette initiative et à l'action dès l'après-guerre du Fond National Forestier que l'on doit le reboisement massif de nos communes de Haute Corrèze.
Les paysages actuels de notre commune sont donc la conséquence d'un certain déclin agricole et non sa cause. Comme la plupart des communes du secteur, Saint Setiers affiche un taux de boisement supérieur à 70 %.
Mais après les Ouragans Lothar et Martin de décembre 1999, devant l'importance historique des dégâts au patrimoine forestier, une réorganisation progressive de l'espace a été entreprise afin en parallèle de la remise en ordre de parcelles très endommagées de faire face à de nouveaux besoins en espaces fonciers pour l'activité herbagères dédiés à l'élevage.
La forêt de Millevaches est devenue au fil de son histoire un écosystème complexe ou les particularités des sols, des reliefs et du climat donnent naissance à des paysages hétérogènes. Ce patrimoine naturel unique et écologique est une richesse immense pour nous-mêmes et pour les générations à venir. Sa conservation par une gestion raisonnée s'imposent à tous les propriétaires fonciers et forestiers privés et communaux.
Aujourd'hui Saint Setiers porte haut ces valeurs grâce au talent et à l'engagement de ses élus et de ses habitants à l'image de Georges Nadalon dont l'arboretum invite le public à partager sa passion et son expertise forestière.

diapo1
diapo2
diapo4